ANRS 12 312- PreCASA

Intitulé du projet
Implémentation et évaluation du dépistage de l’antigène cryptococcique comme stratégie
visant à diminuer la morbi-mortalité liée à la cryptococcose neuromeningée chez des patients
infectés par le VIH débutant le traitement ARV à moins de 100 CD4 à l’hôpital du jour de
l’Hôpital Central de Yaoundé, Cameroun (Pre-antiretroviral therapy Cryptococcal Antigen
Screening in Aids).

Investigateur(s)/Coordinateur(s)
Investigateur Coordonnateur : Nord
Pr. Olivier Lortholary (Hôpital Universitaire Necker-Enfants Malades, Paris, Unité de Mycologie
Moléculaire, Institut Pasteur de Paris, Université Paris Descartes, France)

Investigateur Coordonnateur : Sud
Dr Elvis Temfack (Hôpital General de Douala, Douala Cameroun, Unité de Mycologie
Moléculaire, Institut Pasteur de Paris, Université Paris Descartes, Paris, France)

Co-Investigateurs :
Dr Charles Kouanfack (Hôpital du Jour de l’Hôpital Central de Yaoundé, Yaoundé, Cameroun).
Pr. Thomas Stephen Harrison (Unité de Maladies infectieuses, Université Saint Georges,
Londres, Royaumes Unis)

L’objet de l’étude
En Afrique, le taux de mortalité lié à la méningite cryptococcique chez les patients atteints du
VIH est très élevé. Cependant, le dépistage de l’antigène cryptococcique (Ag Crypto) chez des
patients VIH+ avec un taux de CD4 ≤100 cellules/ml a été démontré comme étant une
stratégie simple, hautement sensible et spécifique pour diminuer la mortalité chez ces
patients. Cette stratégie qui cible les patients à risque élevé de développer la méningite
cryptococcique a été facilitée par la mise en place ainsi que l’utilisation d’un nouveau test
appelé ‘Lateral flow assay’ (LFA, immuno Mycologics, inc, Norman, OK, USA) avec lequel le
dépistage de l’Ag Crypto peut se faire en quelques minutes au chevet du malade, et d’autres
tests en cour de développement tel que Immunoquick CryptoPS (Biosynex, Strasbourg,  France). Malgré le fait que les recommandations OMS de 2011 sur le diagnostic, la prévention
et la prise en charge de la cryptococcose conseillent le dépistage systématique de l’antigène
cryptococcique chez tout patient VIH+ avec un taux de CD4≤100/ml vivant en zone à forte
prévalence de l’antigenémie cryptococcique, ceci n’est pas encore une pratique courante. En
plus, la prévalence de l’antigenémie cryptococcique en Afrique centrale en général, et au
Cameroun en particulier n’est pas connue. Cette étude cohorte sur 262 patients, tend à
– Déterminer la prévalence de l’antigenémie/antigenurie du cryptocoque chez des
patients infectés par le VIH naïfs au traitement avec taux de CD4 inferieur a 100/ml
– Déterminer la prévalence par confirmation biologique de la cryptococcose
neuromeningée chez de patients antigène positif
– Déterminer par confirmation biologique, l’incidence de nouveaux cas, de rechute de
la cryptococcose neuromeningée chez les patients dépistés
– Déterminer la mortalité sur un an, chez des patients dépistés de l’antigène du
cryptocoque et mise sous traitement ARV
– Évaluer le nouveau test de dépistage antigénique cryptococcique Immunoquick
CryptoPS comme test alternatif de dépistage.

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