ANRS 12 315 – GOUVERNANCE

Intitulé du projet
Gouvernance et sida en Afrique : comprendre et renforcer l ’action concertée des instances
de coordination nationale (CCM) du fonds mondial. Une approche comparée Sénégal, Côte d’Ivoire,
Cameroun

Investigateur(s)/Coordinateur(s)
Investigateur principal : Fred Eboko
Chef de projet : Fatoumata Hane (Université de Ziguinchor)
Coordinateur Sud : Sylvain Landry Faye (UCAD, Dakar)
Point focal Cameroun: Mathias Eric Owona Nguini (FPAE, Yaoundé)

Contexte
La mobilisation internationale contre le VIH/sida associe des acteurs hétérogènes, pris dans des
dynamiques encore incertaines, entre montée en puissance des programmes de traitement,
redéfinition des priorités de la lutte et fragilité des financements. Comprendre et orienter l ’action
publique dans un paysage politique d’une telle complexité pose un défi aux sciences sociales.
Les instances de coordination nationale du Fonds mondial (CCM – Country Coordinating Mechanisms) représentent des archétypes de la gouvernance du sida en Afrique, et sont un point d’entrée pour saisir les enjeux des politiques sanitaires au Sud à l ’heure de la « santé mondiale » (global health). Ce projet propose de mener une recherche-action fondée sur l’analyse comparée de l’action des CCM dans trois pays africains soutenus par le Fonds mondial (le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun), dans un contexte de mise en œuvre du Nouveau Modèle de Financement du Fonds mondial.

Objectif
Objectif principal :
Décrire comment le travail de concertation et de négociation entre les acteurs des CCM est le produit
et le révélateur des trajectoires politiques spécifiques des différents États africains. Cette étude
permettra de proposer un cadre théorique général pour analyser comment l’Afrique subsaharienne
est gouvernée dans le cadre des politiques de la « santé mondiale », en posant la construction de
l’action publique au sein d’une matrice qui comprend les représentants des organisations
internationales (OI), des partenaires bilatéraux, des représentants des organisations de la société civile (OSC) dont les représentants des patients, des partenaires privés et, bien-sûr publics.

Objectifs secondaires :
Comparer et transmettre, au fur et à mesure de la recherche, les éléments issus de cette comparaison
aux acteurs impliqués dans la gouvernance des CCM.

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